Asphalte et protection

En tant que motarde, et motard, nous l’avons tous entendu : la moto ne possède pas de carrosserie pour nous protéger en cas de choc.

Ce qui va encaisser les coups, ce sera notre corps. Et si nous sommes équipés, ce seront les protections qui assureront le premier contact. Comme nous ne pouvons pas rouler en armure complète, ces protecteurs sont répartis aux zones « à risque » : coudes/ épaules/hanches/genoux et bien entendu le dos.

La matière du vêtement, cuir ou textile, limitera l’abrasion contre le bitume.

Ce sont, en deux mots, les bases de la protection moto, nous vous proposons d’aller plus loin et de comprendre comment fonctionne la certification moto CE et les choix fait par 2MileSix.

Il existe plusieurs homologations moto, en fonction de la partie du corps à protéger

Le casque, norme ECE 22-04 ou ECE 22-05. Une évolution de la norme devrait être votée en juin 2020, la norme applicable serait
alors la ECE 22-06.

Les gants, norme EN 13594

Les bottes/chaussures EN 13634

Les vêtements : blouson, veste, combinaison EN 17092

Les protecteurs de choc : norme EN 1621-1 pour les protecteurs de choc épaules/coudes/hanches/genoux et norme EN1621-2 pour les protections dorsales, norme 1621-3 pour les protections thoraciques.

s’habiller pour la chute, pas pour l’image

La norme blouson, veste, combinaison EN 17092 est une norme volontaire. C’est-à-dire que le fabricant n’a aucune obligation de faire passer les tests à ses produits.

2MileSix a choisi de faire homologuer ses produits pour vous assurer de leur capacité de protection et que vous puissiez les comparer aux grandes marques.

La norme EN 17092 en détails

la nouvelle norme vêtements moto

Les blousons, pantalons et combinaisons une fois homologués sont classés en tant qu’EPI, Equipement de Protection Individuel, selon la classification sport-loisir. Une norme Européenne régit les EPI, et définit également les mentions obligatoires sur le livret d’accompagnement.

La norme EN 17092 définit les tests ainsi que la résistance attendue pour chaque niveau de classification. Il y a 5 niveaux :

AAA : vêtements avec un niveau de protection élevé

AA : vêtements avec un niveau de protection moyen

A : vêtements avec un niveau de protection léger

B : vêtements avec un niveau de protection léger contre l’abrasion

C : vêtement spécialisé, sans armatures de type « ensemble de protection contre les chocs »

Chaque produit est testé :

– Innocuité des produits et de tous leurs composants

– Ergonomie

– Résistance à l’abrasion et à la coupure

– Résistance des coutures

– Maintien du vêtement et des protecteurs de choc

– Vérification des protecteurs de chocs et de leur homologation

Concernant les substances chimiques dans les textiles, c’est un point validé en amont avec les fournisseurs, qui respectent la norme OEKO-TEX et fournissent les certificats. Ils sont testés très régulièrement.

des tests dans les moindres détails
des jeans testés pour le quotidien

Les tests de résistance qui vont détruire le vêtement sont réalisés après plusieurs cycles de lavage du produit, ceci pour s’assurer que le vêtement est toujours protecteur au cours de sa vie. Pour les exigences, le vêtement et plus largement le corps du motard est divisé en plusieurs parties en fonction de la probabilité que la zone touche le sol lors d’une chute. L’exigence de résistance des textiles est différente selon les zones qui seraient amenées à toucher le sol lors d’une chute.

Les tests de résistance à l’abrasion sont conduits différemment de l’ancienne norme. Le principe est de simuler la contrainte imposée au vêtement d’un motocycliste mesurant 1m75 et pesant 75kg lorsqu’il glisse à des vitesses différentes. En fonction de la vitesse initiale et de l’état du textile à la fin du test, le textile sera gradé de AAA (très résistant) à A (moins résistant).

Les coutures et fermetures sont testées pour qu’elles n’éclatent pas ou ne se déchirent pas. Les manches ou jambes ne doivent pas remonter et exposer la peau au bitume.

Lors de l’homologation des produits, c’est l’homogénéité de la protection offerte par le vêtement qui est validée.