Les beaux jours arrivent et on a forcément envie de sortir la moto. Les balades autour de la maison ça va les premiers temps, mais en bon motard qui se respecte il y a toujours un moment où on a envie d’aller voir si le goudron est plus lisse ailleurs. Ou vous avez lu l’article qui parle des baroudeuses au bout du monde sur A2 riders et vous avez envie de tester un premier road-trip en France avant de partir loin. Commencent les interrogations : où part-on ? combien de temps ? Le nez au vent ou on prépare tout ? logement : camping ou hôtel ? carte ou gps ? Et surtout qu’est-ce que je mets dans mon sac ????

Logements et roadbooks

Il s’agit de vacances alors écoutez-vous. Le copain qui veut vous convertir au camping sauvage alors que vous ne connaissez que les hôtels 4* ? Vous aurez peut-être une révélation mais si vous partez plusieurs semaines cela risque d’être rude. Pour ma part, je prévois les roadbook à l’avance ainsi que les hôtels. Les réservations de dernière minute sur les sites j’ai essayé, et quand on est sur le parking d’une station-service en Allemagne à côté de toilettes, trouver un hôtel de bon rapport qualité/ prix sur un écran de téléphone, cela ne me réussit pas. Le camping : je suis allergique, donc si en plus j’ai passé la journée sous la pluie ce ne serait plus des vacances mais un calvaire. J’aime bien avoir un toit en dur sur la tête pour dormir et un sèche-cheveux pour sécher les gants et bottes.

Pour les roadbook, préparation à l’avance à l’aide d’une carte papier, de streetview et incorporation dans le gps. En fonction des jours, je prépare plusieurs variantes plus ou moins longues, le choix se fait le matin, selon l’humeur. Je pars généralement 10-15 jours par contrainte professionnelle, tout se planifie assez facilement à l’avance. Le seul voyage plus long, 28 jours et 12000km aller-retour jusqu’au Cap Nord et aller toucher la frontière Russe, j’avais prévu la moitié du voyage mais pas le retour qui s’est fait en fonction de l’humeur et réservation du jour pour le lendemain.

Les bagages

Il y a deux sortes de bagages, ceux pour la moto et ceux de la motarde.

Rangement du sac

Pour la moto, qui a subi un check-up complet (état et tension de chaine, freins, huile, pneus etc..) je prévois un antivol, un bouchon de pot de confiture pour la béquille sur les sols mou, kit anti-crevaison (mèche et compresseur), un kit suffit pour plusieurs motos, de la graisse pour la chaine, les clefs pour la tension de chaine, quelques clefs plates et btr pour les choses accessibles ou pour les écrous qui ont des tailles particulières et un mini manomètre qui permet de contrôler la pression des pneus.  Globalement, les outils pour le carénage et pour accéder à la batterie, un tournevis pour la batterie, pour resserrer les rétro… du petit outillage de taille classique qui représente 4/5 outils maximum de choses qui peuvent se bricoler aisément. Les outils à vélos ont souvent les bonnes tailles et se rangent facilement, sauf pour les motos US qui nécessitent un outillage spécifique. La loi de Murphy faisant que ce qui tombera en panne nécessitera forcément un garage.
En fonction de la longueur du voyage et de la destination vous pouvez rajouter un mini booster de batterie, compact il permettra de pallier à un oubli d’éteindre ses feux lors d’un arrêt et des pièces de rechange. Par exemple, pour le cap Nord, nous étions partis avec des leviers ainsi que des pédales de frein et sélecteur en double, car il n’y a qu’un seul concessionnaire Triumph en Norvège. Ce sont des pièces qui peuvent se casser sur une chute à l’arrêt, faciles à changer et qui peuvent vous immobiliser la moto et donc gâcher un voyage si vous ne pouvez pas les changer.

Concernant la pilote, les bagages sont assez classiques mais en format réduit, les rayons montagne permettent de trouver des vêtements techniques chauds et légers. En fonction de la destination, vous pourrez parfois avoir des amplitudes thermiques assez grandes, par exemples dans les dolomites nous avons eu 35 degrés au bord des lacs et risque de neige 4 jours plus tard en haut d’un col. Prévoir des t-shirts manches courtes, longues, des vestes légères type micro-doudoune, 1 seul pantalon pour le soir, 1 short, 1 paire de basket ou des tongs. Partir du principe qu’on en prend toujours trop. Pour les sous-vêtements en itinérance en montagne c’est toujours compliqué de les laver et faire sécher alors j’en prend un par jour, dans les pays chauds vous pourrez les laver régulièrement. Une mini trousse de toilette réduite à l’essentiel et… mon sèche-cheveux de voyage. Pour la trousse de toilette, les produits montagne type multi usage sea-to-summit permettent d’emmener un seul flacon pour tout faire (même sa vaisselle) ou vous pouvez remplir les flacons de voyage « spécial avion », la crème solaire existe désormais en format carte de visite, en moto pas besoin de plus. Pour le sèche-cheveux, au-delà de la coquetterie (et surtout de ne pas attraper froid les cheveux mouillés) il m’a sauvé des séchages de gants le soir après 12h passés sous une pluie fine et persistante. Une deuxième paire de gant (1 été – 1 hiver quand on part en montagne) et les vêtements de pluie qu’on espère toujours ne pas utiliser, une microfibre humide dans un sac zippé permettra de nettoyer sa visière de casque à peu près n’importe où, il suffira de la rincer le soir.

une crème solaire de format plus que réduit

Pour les appareils électroniques, comme le téléphone, les intercoms, des multiprises USB permettent de ne pas se retrouver à court de prise électrique dans la chambre d’hôtel : 1 prise = 3 appareils en charge ! Une batterie externe sera toujours précieuse et de faible encombrement. Photographes- vidéastes, rajouter à cela les batteries, câbles nécessaires. Lorsqu’on part à l’étranger rajouter un multi-adaptateur de prises.

Le chargement

L’organisation des bagages est presque aussi importante que ce qu’on met dedans, il existe des sacs sous-vide qui permettent de réduire l’encombrement dans les sacoches ou le sac et de s’organiser : sous-vêtements sales/ propres… Je privilégie les sacs avec plusieurs compartiments pour organiser les affaires et tenter de garder la même organisation tout au long du voyage.

 La mise dans le sac se fera en fonction de la question : il-y-a-t-il un risque que j’en ai besoin en urgence au bord de la route ?
Vêtements de pluie, kit anti-crevaison, couvercle de confiture > accessibles rapidement.
Outils > pour une vraie panne, on aura besoin de temps mais si on peut éviter de sortir ses culottes pour accéder à la clef pour démonter la selle, c’est mieux.
Antivol > éviter de ranger l’antivol sous la selle si les bagages utilisés comportent un sac de selle avec 15 minutes d’installation par sangles (oui c’est du vécu).
Vêtements > en fonction de la météo prévue, une veste légère accessible rapidement est toujours un plus ou alors prévoir de l’espace dans les bagages pour accueillir le pull qu’on enlève à 10h quand le soleil réchauffe les routes de col. Des lunettes de soleil et casquette pour les pauses sont toujours appréciable.

Sangler son sac sur sa moto le matin et vérifier que rien ne touche les échappements.

Ma sacoche de réservoir est mon « sac à main » contenant tous les objets que j’ai besoin d’atteindre rapidement sans toucher au sac principal : gourde isotherme / vêtements de pluie / pull léger / caméra / lunettes de soleil / casquette.

Comment préparez-vous votre sac pour partir ? dites-le en commentaire.

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